Ecolo-Info

Pour tout savoir sur l’environnement, l’écologie et le développement durable… Vous n’aurez plus d’excuses!:-)

Le goût des choses simples… Jardiner! mai 31, 2008

Classé dans : Respirer/Voyager — Anne-Sophie @ 8:00
Tags: , , ,

Il ne fait pas beau sur la France, c’est un fait. Et cela joue sur la sinistrose ambiante, n’est-ce pas?;-) Que cela ne nous empêche pas néanmoins de parler jardin, alors que le début de l’été pointe le bout de son nez (sur le calendrier) et que nous arrivons dans la période typique pour en profiter! Oui oui, c’est promis! Donc voilà un ch’tit billet sur le sujet…

.

Savez vous qu’il existe en France 2 034 parcs et jardins protégés au titre des monuments historiques, dont 579 classés et 1 455 inscrits? Les crédits consacrés par l’État à l’entretien et à la restauration des jardins protégés au titre des monuments historiques s’élève à plus de 18 millions d’euros (source) et l’opération lancée hier, “RDV au Jardin” a pour objectif de mettre à l’honneur des parcs et jardins publics et privés.

.

.

Cette année, près de 2 000 jardins ouvrent leurs portes sur le thème “Le voyage des plantes”. Il s’agit en effet de s’intéresser à l’aspect botanique et horticole des jardins, mais aussi aux dimensions scientifique, historique, culturelle, économique et esthétique. Et écologique, naturellement!

.

Au-delà des découvertes et balades que vous pourrez faire ce week-end, sachez qu’il existe depuis une dizaine d’années chez nos voisins anglais un mouvement communautaire d’activistes à la main verte: ils mènent une “Guerilla gardening” (guérilla jardinière) non violente afin de prendre d’assaut des parcelles de terre publiques ou privées laissées à l’abandon, pour y faire pousser des fleurs, des plantes ou pour y cultiver des légumes…

Ces “guerilleros jardiniers” sortent généralement la nuit, équipés d’outils, de graines et de plantes pour nettoyer et replanter: leur but est d’inciter les propriétaires et les municipalités à entretenir leurs espaces verts. Les Londoniens excellent dans cet art mais cette pratique ne leur est pas réservée: les Etats-Unis ont aussi leur cellule, ainsi que le Canada, la Belgique (avec la plantation sauvage de tournesols). En France, quelques adeptes semblent échanger sur le net depuis février 2007, et il y en aurait même quelques uns sur Toulouse.

.

Logo du site Canadien – http://publicspace.ca/gardeners.htm

.

Mais avant d’en venir aux truelles dans les espaces publics, ménagez tout d’abord votre propre jardin! Aux petits chanceux possédant un espace vert à domicile, voilà quelques liens afin d’adopter de bonnes pratiques: votre jardin est un réservoir de biodiversité en puissance, et aussi est-il nécessaire de ne pas le négliger, ni d’en faire n’importe quoi!

Vous trouverez sur la dernière section du site Feminin.bio un ensemble de conseils illustrés pour jardiner comme un jardinier véritablement respectueux de la nature, avec des méthodes naturelles, sans engrais ni pesticides agressifs pour la faune et la flore. Econo-Ecolo vous fournit également un ensemble de “Tips” sur la manière d’utiliser son compost, d’analyser la terre, et d’utiliser des pesticides naturels.

.

.

Une opération utile et passionnante est aussi à signaler si vous possédez un jardin: l’observatoire des papillons, mis en place il y a déjà deux ans par Noe Conservation, vous incite à regarder les papillons, et à les identifier afin de transmettre les observations ainsi recueillies aux scientifiques du Muséum d’Histoire Naturelle, avec qui l’initiative a été lancée*. On peut participer une fois ou régulièrement, il n’y a pas d’engagement, il n’est pas nécessaire de connaître déjà les papillons : c’est facile et toutes les observations comptent !

Si vous avez un doute sur le nom d’un papillon, il est possible d’utiliser un filet à papillon pour mieux les observer, mais il faut ensuite les relâcher immédiatement!

En 2007, 3982 jardins ont participé à l’opération (14% de plus qu’en 2006). 16 800 relevés ont été effectués (un relevé représente l’ensemble des observations effectuées dans un jardin un mois donné). Au total, 193 000 papillons ont été compté (contre 232 000 en 2006, alors que 14 300 relevés avaient été effectués)

.

Noe Conservation Observatoire Papillons

.

Parmi l’ensemble des résultats, il apparaît que la richesse moyenne en espèces observées dans les jardins variait selon les régions. Comme le précise le site, “les résultats 2007 permettent de confirmer cette observation, car on retrouve des cartes de répartition similaires, avec des zones où moins d’espèces de papillons sont observées, comme dans le nord de la France, l’Alsace, la Franche-Comté, la côte du Languedoc. On retrouve également des contrastes marqués entre régions similaires : ainsi par exemple, près de deux fois plus d’espèces en moyenne sont observées dans les jardins du sud-ouest du bassin parisien qu’en Picardie. Une différence similaire est observée entre l’est et l’ouest de la côte méditerranéenne.”

Pour cette année, une nouvelle initiative est lancée au sujet cette fois ci des fleurs à papillons.

.

Savoirs Partagés

Extraits du Cahier du Bio Jardinier Relax

.

Pour les citadins maintenant, une possibilité pour jardiner peut être de s’adresser à une association proposant de partager un jardin. Par exemple, l’assocation Savoirs partagés née au printemps 2007 souhaite favoriser l’echange de tous les savoirs jardiniers et agroécologiques tout en menant des actions educatives et culturelles.

Savoirs partagés est d’ailleurs l’éditeur du Cahier du bio jardinier relax de Patricia Beucher (chroniqueuse jardin sur RTL et auteur du Beau jardin du paresseux). Cette petite boîte a outils pour jardinier bio tendance paresseux, débutant ou rodé fournit notamment un agenda indexé sur l’observation de la nature, toutes les recettes maison pour soigner les plantes sans endommager la planète, des hit-parades des meilleurs fruits et légumes a cultiver, et un carnet de 150 adresses de pepiniéristes et artisans… Les bénéfices de l’éditeur sont investis dans des actions non lucratives.

.

Enfin, vous trouverez ci-dessous un ensemble de liens (non exhaustifs) pour aller un peu plus loin sur le sujet. Il n’y aura plus qu’à sortir, une fois le soleil revenu, la nappe et tout le nécessaire pour un bon festin avec les fruits et légumes du jardin! Et n’oubliez pas, comme l’exprime si bien Christian Bobin, “le bout du monde et le fond d’un jardin contiennent la même quantité de merveilles“.

.

*Cette opération a été lancée dans le cadre du programme Vigie Nature du Muséum national d’Histoire naturelle et dans la démarche de Butterfly Conservation Europe, une organisation regroupant diverses institutions et associations européennes qui travaillent sur les problématiques de suivi et de conservation des papillons.

.

++ Plus d’info ++

 

Ondes Vertes – 31mai/5 juin’08 mai 30, 2008

Classé dans : Informer/Partager — Agnès @ 6:16
Tags: , ,

Cette semaine à la télé, des docs pas banals, des débats, des expériences originales… et même Leonardo DiCaprio !

.

Samedi 31 mai – France 5 – 21h30.

Hawaii, l’archipel de tous les dangers.

Des tempêtes de vent, des pluies tropicales et, même, carrément dingue, des tempêtes de neige, sans oublier la lave bouillonnante des volcans… Hawaii ne serait donc pas QUE ce lieu paradisiaque vendu par les agences de tourisme ?

Un documentaire de Paul Atkins et Kevin Bachar.

++ France 5

≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈

Dimanche 1er juin- France 4 – 16h30 & 20h30.

Miss Green, l’intégrale.

Anoushkaa vous annonçait le démarrage de cette série la semaine dernière. N’ayant pas accès non plus à France 4, je n’ai pas pu la voir… c’est pourquoi les commentaires de ceux qui y ont jeté un oeil sont toujours les bienvenus !

++ France 4

≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈

Lundi 2 juin- Ushuaïa TV – 16h45

Les citadins du futur.

Au coeur de Montréal, deux Français et trois Québécois s’apprêtent à démontrer concrètement que la ville rejette assez de matière encore utilisable pour restaurer avec ingéniosité un duplex laissé à l’abandon. May, Vincent, Nadia, Jean-Pierre et Alejandro ne disposent que de 10 000 Euros, 13 semaines et 75 litres d’essence pour remporter ce pari.

Premier épisode d’une série documentaire salutaire de Marc Saint-Onge qui en comporte 13.

++ Les citadins du futur

≈≈≈

Lundi 2 juin- France 3 – 20h55

La santé polluée : vos questions, nos réponses.

Le duo Michel Cymes et Marina Carrère d’Encausse, entouré de spécialistes, se penchent sur l’inquiétante augmentation des maladies liées à la pollution, quelle que soit la forme qu’elle recouvre : alimentaire, sonore, environnementale…

++ France 3

≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈

Mercredi 4 juin- Ushuaïa TV – 20h50

Passage au vert – Spécial Journée mondiale de l’environnement.

Autour de Christine Oberdorff et de son invité Daniel Picouly dans le rôle du candide se succéderont Nathalie Kosciusko-Morizet, Daniel Cohn-Bendit, Serge Orru, Pierre-Michel Forget, Jean-Marc Jancovici, Christian Gerondeau et Chantal Jouanno.

Avec aussi un extrait à ne pas manquer d’une conférence de presse donnée par René Dumont en 1989.

≈≈≈

Mercredi 4 juin – TPS Star – 20h55

Blood Diamond.

Les “diamants de sang” restent la clé de voûte incontournable de l’industrie diamantaire mondiale. Par ce biais, elle instrumentalise les guerres locales sur le continent africain en finançant l’achat d’armes contre des pierres destinées à inonder les marchés occidentaux.

Leonardo DiCaprio en trafiquant de diamants sur la voie de la rédemption y est particulièrement à son avantage.

++ Le film sur Wikipedia

≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈

Jeudi 5 juin – Arte – 9h55

Thema : Les guerres du climat. (Rediffusion)

Changements climatiques : une menace pour la paix.

Tour d’horizon de la mer de Barents au lac Tchad, en passant par le Bangladesh et le pôle Nord sur les conflits qui ne manqueront pas d’éclater suite aux changements climatiques, désormais évidents. Crise annoncée qui n’épargnera personne, ni au Sud, ni au Nord et qui place l’humanité face à un défi dont dépendra sa survie.

Un documentaire de Gauthier Bonneville.

++ Arte

≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈

Focus Ondes Vertes

La fabuleuse Histoire des excréments – Arte – Du lundi 2 juin au mercredi 5juin à 19h.

“Au moment où le pétrole se raréfie, la merde a un gros potentiel” affirme Thierry Berrod, le réalisateur de ce peu banal documentaire.

La gestion des déchets intimes, qui coûte de plus en plus cher, devient une priorité pour nos sociétés. Riche en témoignages et en images insolites, ce documentaire diffusé en trois épisodes fera très certainement changer votre regard sur les excréments.

++ Arte

≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈

Et sur les ondes radio cette semaine ?

Samedi 31 mai – France Inter – 14h05

CO2 mon amour

Denis Cheissoux invite Hervé Kempf à expliquer Comment les riches détruisent la planète, titre de son dernier ouvrage.

Jeudi 5 juin – France Inter – 10h05

Isabelle Giordano se demandera si la maison écolo est vraiment une source d’économie.

 

Miel, béton et poétique! mai 29, 2008

Classé dans : Créer/Bâtir — Anne-Sophie @ 9:22
Tags: , , , ,

Voilà deux petites infos croisées sur le net et ma foi bien sympathiques! Ben oui, quand on miel mèle béton et poétique, c’est rare:-) Mais à la fin de cet article, lorsque je vous dirai “cultivons le ciel”, “l’erreur est urbaine” et “time is honey”, ce sera plus clair!

.

Alors de quoi s’agit-il me direz vous? Eh bien avant tout de l’initiative lancée par Olivier Darné, un jeune artiste plasticien diplômé en Arts Appliqués dont je connais les travaux depuis que l’on m’a distribué lors d’une conférence en septembre dernier un petit flyer rouge sur lequel des lettres blanches indiquaient un message du genre “Et pendant ce temps, la terre devient inhabitable“… Et rien d’autre. Juste une personne à côté de moi pour me dire “c’est miel béton”… Hum, bizarre ce nom. Je suis alors allée fouiner sur le net et étais tombée sur ce site, en chantier.

.

.

Or aujourd’hui j’en apprends un peu plus grâce à mon amie Juliette: il s’agit en fait d’une expérience prochainement proposée par un… graphiculteur (nouveau concept lancé par Olivier Darné, donc) au coeur du Parc de La Villette dans un hôtel pour… hommes et abeilles… Oui oui, pour un buzz, ça fait vraiment bzz cette idée!

L’idée consiste à “polliniser la ville”… en posant ses abeilles dans la ville d’une façon nouvelle. Une manière nous dit-il “d’interroger les relations entre le sauvage et l’urbain, l’homme et son milieu”. Et de proposer de passer une lune de miel avec 100 000 abeilles sur les trottoirs de Paris.

.

.

Embarqué dans un Luneur, sorte de “container intermodal”, vous irez à la rencontre des Maya en folie:-) Et après une nuit dans cette cellule nuptiale de pollinisation, vous pourrez goûter le nectar d’Olivier Darné. A coup d’Usiruches et de Bee-Box, cet artiste essaye donc qu’à St Denis même les fleurs puissent retrouver un peu de place… Il paraît même que la production de miel urbain est 4 à 5 fois plus importante que la production de miel rural. Comme le dit juju, “l‘abeille en ville bouscule les schémas classiques. N’est-ce pas troublant d’avoir en bouche tous les arômes de la ville ?”… D’autant que ce “surprenant butin du ciel est parait-il très goûteux. Son analyse par des chercheurs du CNRS a même révélé sa complexité aromatique inattendue – les chercheurs l’avaient rangé dans la catégorie “miel d’équateur” !” Comme quoi…?

.

.

Enfin à signaler également chez les Neo avant hier: un peu de philo urbaine pour le coup aussi. Rappelant les propos de Gaston Bachelard, dans un de ses ouvrages paru en 1958 et intitulé “La poétique de l’espace”, on en revient à quelques basiques: comment la présence humaine affecte et façonne les espaces…?

Conclusion: la nature est ainsi faite qu’elle trouve toujours le chemin le plus simple pour aller à son but. L’urbaniste aura beau anticiper ce chemin, l’homme suivra ses désirs et n’en fera qu’à sa tête, empruntant des chemins qui ne seront pas tout tracés dans son espace urbain (alors qu’en pleine nature, ce serait plutôt l’inverse non??)…

.

Comme le conclut Dim, “le plus marrant dans cette thématique, c’est l’interprétation physique de quelque chose de difficilement palpable : le désir. L’homme qui construit choisit un chemin sur lequel il veut faire marcher les hommes, mais ceux qui marchent décident de prendre un autre chemin quitte à ce que celui-ci soit juste à côté. En d’autre termes, on nous donne du béton, mais on préfère un petit sentier de terre et d’herbe, ce dernier étant juste créé par l’expérience d’un espace. C’est ainsi que l’on tombe sur “la poétique de l’espace” directement sortie de la confrontation entre nos imaginations et l’aménagement de l’espace.” De quoi réfléchir aussi sur le rapport de l’homme à sa Nature…

.

Avec tout ça maintenant, vous allez méditer sur du béton avec des bzz urbains plein la tête pour trouver le chemin du désir…? Ou bien allez vous suivre Le chemin pour que le plus grand désir commun soit moins bétonné avec des bzz dans leur nature en liberté?… Vous n’avez pas suivi? Pas grave, les bzz vous ex-piqueront!;-) Bzz-art!

 

Connaissez vous le visage de votre ville en 2050? mai 28, 2008

Classé dans : Réfléchir/Entreprendre — Grégoire - écolo-info @ 12:20
Tags: , ,

Alors que nous entrons dans une période de raréfaction des ressources naturelles à bas prix, il me semblait intéressant de montrer l’exemple de la ville de Göteborg, en Suède, qui a souhaité se projeter en 2050 afin d’étudier les impacts, changements et adaptations que cela signifiait pour devenir une ville durable, entièrement indépendante des ressources fossiles.

.

.

Quelles seront nos sources d’énergie en 2050? Comment allons nous gérer nos déchets? Comment pourrons nous nous déplacer en ville en limitant au maximum nos émissions de CO2 ou encore quelle alimentation durable apporterons nous aux citoyens de la région?

C’est à ces différentes questions que la ville de Göteborg, ses universités, son école d’ingénieurs Chalmers ainsi que des opérateurs privés (Rénova, Göteborg Energie et Energie Plus) ont décidé de répondre. Pour cela, ils ont mis en place la méthologie suivante :

  • Etat des lieux de la situation actuelle,
  • Application de critères environnementaux et durables,
  • Mise en place de scénarios, grace à des débats publics, pour arriver à intégrer petit à petit des critères soutenables et faire de la ville de Göteborg en 2050 une ville 100% durable et soutenable.

Dans tous les domaines qui ont été étudiés (alimentation, déplacement, urbanisation, déchets et énergie), l’approche énergétique est certainement la plus novatrice et intéressante à étudier.

.

Actuellement, la ville de Göteborg et sa région ont besoin de 45 Twh/an (Terrawattheure), ayant pour origine : les énergies fossiles (24 Twh), l’hydraulique (9 Twh), le nucléaire (7 Twh) et la biomasse (5 Twh) (biomasse = ensemble de la matière organique : plantes, arbres, déchets… qui vont être valorisés pour se transformer en source d’énergie)

Le scénario retenu pour l’année 2050 répertorie les sources d’énergie suivantes énergies fossiles (0 Twh), l’hydraulique (3 Twh), le nucléaire (0 Twh), la biomasse (15 Twh), l’énergie éolienne et marine (7 Twh), l’énergie solaire (5 Twh) soit un total de 30 Twh/an.

.

.

Plusieurs constats : Au delà d’une augmentation prévue de la population (passant de 850.000 habitants à 1.200.000 d’ici 2050), la ville de Göteborg mise sur un programme important d’économies d’énergies. Ensuite, les énergies fossiles et nucléaires disparaissent complètement du paysage. D’un coté, pour les énergies fossiles, cela correspond à une raréfaction des ressources et à un taux de pollution trop important, tandis que pour le nucléaire, les Suédois ayant voté, par référendum au début des années 80, une sortie du nucléaire, il fallait respecter cette orientation.

Enfin, ces données donnent un cadre très précis des directions à suivre pour les collectivités locales, entreprises, universités et centres de recherche. Quand on connait l’incroyable aptitude des Suédois à travailler ensemble, on sait très bien que ces scénarios seront suivis et très certainement atteints d’ici 2050.

Pour preuve, le programme Göteborg2050 a été mené en 2003 et 2004 et, 4 ans plus tard, on voit déjà des changements dans la ville avec les opérateurs d’énergie qui nous incitent à diminuer nos consommations, un recyclage encore plus important des matières organiques pour accroître la part de la biomasse dans le bouquet énergétique et des programmes de recherches et d’études qui sont focalisés sur le recyclage des matériaux.

.

Toute la ville et sa région sont en mouvement pour ne plus dépendre des énergies du 20ème siècle mais bien plutôt, de celles du 21ème siècle ! Je ne sais pas ce qu’il en est dans votre ville mais, cette vision partagée du futur est très rassurante et pleine d’espoirs pour les habitants de Göteborg et de sa région.

 

Ecol’eau Info Add’Sense#6: quand le monde a soif… mai 26, 2008

Classé dans : Informer/Partager — Anne-Sophie @ 5:06
Tags: , , , , , ,

La semaine dernière, nous vous parlions de l’eau virtuelle, une notion encore trop peu considérée dans les habitudes de consommation actuelles. Cette semaine, nous poursuivons sur la thématique de l’eau avec un Ecolo-Info Add’Sense assez parlant…

.

.

La sécheresse sévit depuis longtemps dans de nombreux pays de par le monde. Mais actuellement c’est tout près de nous, en Espagne, qu’une véritable “guerre de l’eau” est ouverte depuis plusieurs mois : forcément, sans un nuage ni une goutte d’eau tombée du ciel depuis plus d’un an par endroit, les dégâts sur l’éco-système de font durement sentir…

.

Le cas espagnol : du rôle de l’anticipation concertée et unanime…

Barcelone risque de manquer cruellement d’eau après l’été : manque de pluie et consommation d’eau en forte croissance sont tels que les rétentions du bassin approvisionnant la ville dont tombées à 20,5% de leur capacité, alors que le seuil d’alerte est fixé à 20% (au-dessous d’un seuil de 15%, l’eau n’est pas jugée utilisable car elle brasse le fond vaseux des retenues…). Il est déjà interdit, en Catalogne, d’arroser son jardin ou de laver sa voiture avec de l’eau potable… Les pluies torentielles de la mi-mai ont accordé un répit et légèrement amélioré le niveau du seuil, mais si la situation perdure, la consommation des particuliers (5,5 millions de personnes) pourrait également être restreinte.

Le paysage politique espagnol est en ébullition (!) au sujet des mesures d’urgence à adopter… entre solutions de canalisation venant du Segre ou de l’Ebre apparaît en filigrane un manque de prévoyance flagrant des gouvernements successifs. Les conflits sont tels que la construction des 22 usines de dessalement d’eau de mer prévues a pris du retard. En attendant donc, l’eau qui approvisionne Barcelone vient de Marseille et d’usines de dessalement d’eau de mer de Tarragone (Andalousie) et de Carboneras (Andalousie) en navires-citernes. Elle permet de garantir eau potable et douches quotidiennes aux Barcelonais. Au total, 6 navires d’une capacité de 19.000 a 42.000 m3 vont effectuer 63 voyages mensuels vers Barcelone ces trois prochains mois… Barcelone recevra ainsi un apport mensuel de 1.660.000 m3 d’eau potable, soit 6% de la consommation de son agglomération

.

AFP/PEDRO ARMESTRE – La retenue de Mediano, dans la province de Huesca (nord-est), à un niveau exceptionnellement bas.

.

Comme le précise la journaliste Cécile Chambraud dans cet article du Monde, “toutes ces mesures palliatives auront un coût. Le quotidien catalan La Vanguardia a chiffré a 22 millions d’euros par mois le coût de l’approvisionnement par bateaux, sans compter 35 millions d’euros de travaux d’aménagement du port de Barcelone pour le réceptionner”… Question : quelle économie aurait-elle pu être faite si les mesures avaient été mises en place à temps ? D’autant que plus d’un tiers du sol espagnol est menacé de désertification par le réchauffement climatique… Et sans parler des conséquences touristiques pour la région…. source d’angoisse majeure pour de nombreux acteurs économiques locaux!

.

La dessalinisation de l’eau de mer

Parmi les solutions fréquemment citées pour faire face à la sécheresse, la dessalinisation d’eau de mer. Un marché TRES prometteur même, du fait de l’augmentation démographique dans les villes côtières et de l’accentuation du stress hydrique dans plusieurs régions du globe…

Ainsi, “confrontés à une pénurie des ressources en eau douce due à des pluies trop rares et à des nappes phréatiques en déclin, de plus en plus de pays s’adonnent au dessalement de l’eau de mer. Sur le pourtour de la Méditerranée, plusieurs Etats ont fait des investissements importants dans ce domaine, tels l’Algérie, la Libye, l’Espagne et Israël. C’est aussi le cas des pays du Golfe, de la Chine, de l’Inde, de la Californie et de l’Australie, sans compter de nombreuses îles“, explique Christianne Galus dans le Monde avant de poursuivre : “actuellement, plus de 50 millions de mètres cubes d’eau dessalée, dont 15 % issus de l’eau saumâtre, sont produits tous les jours dans le monde (l’eau de mer contient en moyenne 35 g de sel par litre, contre de 1 à 10 g pour les eaux saumâtres). En 2016, la production devrait doubler et atteindre plus de 109 millions de mètres cubes par jour, soit 109 fois ce que la région parisienne consomme quotidiennement. La croissance pourrait être encore plus rapide que prévu, dans un marché où la capacité des usines ne cesse d’augmenter : des unités produisant 1 million de mètres cubes par jour sont en projet”…

.

.

En Algérie par exemple, la station de dessalement d’eau de mer du Hamma est opérationnelle depuis le 24 février dernier. D’une capacité de 200 000 m3/jour, elle a coûté 250 millions de dollars et devrait couvrir les besoins de 1,7 million d’habitants pour un quart de siecle. Treize autres stations de dessalement de l’eau de mer sont également en cours de réalisation. Elles devraient, dès 2009, fournir 2,26 millions de m3/jour. D’ici à 2010, 10 % de l’alimentation en eau potable seront fournis par le dessalement. Sans parler des 13 projets de barrages actuellement en cours de construction afin d’accroître les capacités de mobilisation des eaux superficielles, ni des travaux effectués pour assurer le transfert des eaux souterraines de la nappe albienne du Sahara sur une distance de 750 km, entre Adrar et Tamanrasset. La réhabilitation du réseau d’alimentation en eau potable est aussi en cours (à Alger, par exemple, le taux de deperdition est passe en quelques annees de 40 % a 20 %).

En somme, les usines de dessalement poussent comme des champignons un peu partout dans le monde: “Severn Trent, l’une des dix entreprises privées de gestion de l’eau au Royaume-Uni, assure actuellement la construction d’une de ces installations pour la résidence Maravia Country Club Estates a La Paz, dans le sud de la Basse-Californie, au Mexique. La ville d’El Paso, au Texas, a inauguré en août 2007 la plus grande usine de déssalement a l’intérieur des terres qui existe au monde ; elle alimente essentiellement la base militaire de Fort Bliss, en cours d’agrandissement. En Australie, pays gravement touché par la secheresse, c’est un joint-venture israélien qui batit une centrale, tandis qu’a Bahrein, Etat riche en pétrodollars et connaissant le même boom immobilier que d’autres pays du Moyen-Orient, on examine diverses offres en vue de la construction d’une gigantesque centrale capable de satisfaire ses besoins croissants en eau. L’Inde a quant a elle commandé une etude de faisabilite a General Electric”, rappelle cet article du Courrier International.

.

Une solution miracle…?

Le procédé de dessalinisation est-il pour autant le plus optimal…? La logique est simple en effet : comme plus de 70 % de notre planète est constituée d’océans, il suffit de retirer le sel de cette eau et de regarder avec délectation nos réservoirs se remplir. Mais cette solution souffre néanmoins de plusieurs limites. Son coût tout d’abord : l’eau en sortie d’usine coûte de 0,4 à 0,8 euro le mètre cube produit par le procédé d’osmose inverse, et de 0,65 à 1,8 euro le mètre cube par la distillation thermique, explique-t-on dans une filiale de Suez Environnement. Un coût difficilement envisageable pour les pays pauvres ou dépourvus de gaz ou de pétrole

.

Document issu du dossier de Terra Economica n°55 sur l’eau de mer

.

La meilleure solution reste donc de commencer par une économie des ressources d’eau douce en limitant les pertes dans les canalisations. “Celles-ci peuvent atteindre 50 % dans certains pays, alors qu’en France les bons réseaux affichent de 5 à 10 % de perte. Le traitement des eaux usées pour une réutilisation dans l’irrigation contribue également à une meilleure gestion, l’agriculture étant la principale consommatrice d’eau douce (71 % du total)”, précise l’article de Christianne Galus.

Qui plus est, le procédé est extrémement énergivore: “la consommation d’énergie dans ce domaine a été divisée par quatre en vingt ans, mais les rendements doivent être encore améliorés. Le but de la recherche est d’économiser l’énergie lors du processus de dessalement” explique Michel Dutang, directeur de la recherche et du développement de Veolia Environnement, leader du marché (14,5 %).

.

D’après Maude Barlow, fondatrice du Blue Planet Project et directrice nationale du groupe de pression Council of Canadians, “même avec les projets actuels, qui visent a tripler la production mondiale, avec notamment des usines de dessalement a énergie nucleaire, cette technologie est incapable de satisfaire la demande en eau douce dans le monde. D’une part parce que le dessalement est une technologie tres coûteuse, ce qui explique qu’on trouve ces usines en Arabie Saoudite et en Israel mais pas en Afrique. Et, d’autre part, parce que l’humanité détruit son patrimoine d’eau douce trop rapidement pour que la technologie puisse compenser. Les gouvernements et les entreprises se jettent sur le dessalement comme si c’etait la panacée. C’est compréhensible de la part du secteur privé : l’or bleu peut generer des bénéfices considérables. En revanche, le fait que les gouvernements ne prennent aucun recul pour examiner de facon plus attentive cette prétendue solution miracle pose un enorme problème.”

.

Distribution de l’eau sur terre (Source)

.

Un rapport du WWF paru il y a bientôt un an s’inquiète sérieusement du développement anarchique de cette technologie, pour les raisons citées ci-dessus, mais aussi à cause des effets négatifs provoqués par le rejet des saumures sur le milieu marin. La chimie des eaux côtières risque d’être déstabilisé par cet apport de sel, ce qui aura de nécessaires effets sur la faune et la flore. D’autant que les océans présentent d’ores et déjà un taux d’acidité de 30 % supérieur a celui enregistré au début de la révolution industrielle, et ils absorbent chaque jour 22 tonnes de dioxyde de carbone. D’ici a la fin de ce siècle, ils pourraient etre 150 % plus acides… (Source: Les Blumenthal pour McClatchy Newspapers).

D’après Maud Barlow, “pour chaque unite d’eau douce ainsi produite, c’est une unite equivalente de saumure toxique qu’on rejette dans les oceans. Actuellement, les usines de dessalement produisent 19 millions de métres cubes de déchets chaque jour. On estime que leur production aura triplé d’ici a 2015, et les rejets de saumure et l’acidification des océans seront multipliés d’autant“. En somme, si chaque goutte d’eau est exploitée et désalée, le monde risque de couler sous un océan d’acide! Sans compter que l’eau dessalinisée est impropre à l’agriculture par manque de nutriments essentiels.

.

Au final, les procédés de dessalement ne fournissent aujourd’hui que 1% de l’eau bue dans le monde. Entre 1994 et 2004, les capacités de déssalement installées dans le monde ont plus que doublé, selon l’Association internationale du dessalement. Une croissance qui va indubitablement s’accelèrer… au risque d’acidifier encore plus les océans: “loin de résoudre le problème de la penurie d’eau, le déssalement est une technologie onéreuse qui risque d’avoir de nombreux effets secondaires. Nous serions mieux avisés de chercher a prevenir le mal en cessant de polluer, de détourner et de gaspiller l’eau”, rappelle Wenonah Hauter, de Food and Water Watch.

.

Même si “les industriels tentent de contrecarrer ces effets en utilisant des diffuseurs qui diluent rapidement la salinité, en tenant compte des flux marins”, ainsi que l’affirme Christiane Galus, il demeure que les gouvernements ne veulent pas voir une certaine réalité… La soif du monde risque de faire couler l’argent à flot… à moins que les gouvernements ne se réveillent quelque peu et arrêtent un processus risquant d’accélérer les effets du réchauffement climatique pour ne subvenir que temporairement aux problèmes actuels… Sans parler des risques qui seront engendrés en cas de manque de coordination et de solutions, comme le rappelle la vidéo qui suit

.

.

++ Pour aller plus loin ++

Livres:

  • Maude Barlow, auteur de Blue Covenant: The Global Water Crisis and the Coming Battle for the Right to Water [“Alliance bleue : la crise mondiale de l’eau et la future bataille pour le droit a l’eau”, paru chez New Press en mars 2008], fondatrice du Blue Planet Project et directrice nationale du groupe de pression Council of Canadians. “Je crains que la crise mondiale de l’eau ne balaie la vie de la surface de la Terre si nous ne nous en preoccupons pas tres vite”, confie-t-elle…
  • Barah Mikaïl, “L’eau, source de menaces?”, Iris/Dalloz, 15 mai 2008

Articles:

Conférence et ONG

Blogs:

 

Et mon alimentation dans tout ça? mai 24, 2008

Classé dans : Informer/Partager — Camille @ 12:00
Tags: , , ,

Les relations entre alimentation, économie et santé sont complexes. La crise alimentaire actuelle nous le rappelle, et aussi Camille a-t-elle décidé d’évoquer dans une série d’articles un sujet trop peu abordé: “l’alimentation santé”. Nous regarderons donc qui furent les pionniers de l’alimentation santé au XXème siècle, mais aussi quelle ont été les avancées, excès et limites de l’industrie agro-alimentaire, les différents régimes alimentaires et, en conclusion, nous dresserons une sorte de bilan et perspectives: que manger après tout ça?

En filigrane, l’idée consiste à aussi à s’interroger sur le sens que l’on donne à notre alimentation: réfléchissons-nous assez intelligemment à ce que nous ingérons? * Quel est l’impact de mon alimentation sur ma “bonne santé”, mais quel est son impact, à une autre échelle sur l’ensemble des modes de production, et sur l’alimentation même d’autres populations?

.

Les pionniers de l’Alimentation Santé

“Que ton aliment soit ta première médecine” disait Hippocrate au 5ème siècle avant notre ère. Déjà en son temps, ce médecin avait compris l’importance de manger sainement. Mais si bien se nourrir est la première étape pour être en bonne santé, manger fruits et légumes ne suffit pas. Choix des aliments, associations alimentaires, modes de cuisson sont autant de sources de bien-être… ou de pièges !

De nombreuses médecines ancestrales ont placé l’alimentation au centre de leur méthode mais la médecine occidentale semble avoir oublié ces principes de bon sens. Les étudiants en médecine ont très peu de cours de diététique alors qu’il est prouvé que de nombreuses maladies sont directement causées par une alimentation inadaptée.

Quelques voix s’élèvent depuis le début du XXème siècle pour tenter de faire comprendre aux hommes l’importance de ce qu’ils avalent chaque jour. Nous vous présentons dans cet article 2 méthodes : la méthode Kousmine et la méthode Seignalet.

.

La méthode Kousmine

Le Dr Kousmine est née au début du XXème siècle. Persuadée qu’une alimentation saine peut participer à l’auto-guérison de l’organisme, elle a mis au point une méthode qui repose sur cinq piliers :

  • Rééquilibrage de l’alimentation en réhabilitant certains aliments (céréales complètes, huiles obtenues par première pression à froid, sucre brun de canne ou miel, fruits et légumes crus ou cuits…) et en limitant la consommation d’autres (aliments raffinés, margarines).
  • Hygiène intestinale par l’alimentation mais aussi diètes et lavements.
  • Equilibre acido-basique et lutte contre une acidification anormale provoquée par le manque de certains oligo-éléments et vitamines.
  • Complémentation en nutriments si nécessaire.
  • Prise en compte des implications psychiques de la maladie.

De nombreux livres ont été écrits par le Dr Kousmine et ceux qui l’ont succédé dans ses convictions.

.

.

La méthode Seignalet, “L’alimentation ou la 3ème médecine”

Le docteur Seignalet, immunologue, s’est intéressé de près à la nutrition à la suite d’une grave maladie. Persuadé que des erreurs alimentaires conduisent à des maladies auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde par exemple), il élabore une théorie incriminant certains aliments.

Les grands principes du régime Seignalet

  • Retour à un régime alimentaire de type ancestral, proche de celui pratiqué par les hommes préhistoriques.
  • Suppression des produits laitiers
  • Suppression du gluten et des céréales mutées
  • Utilisation d’huiles non raffinées et d’aliments biologiques
  • Préférer les aliments crus, ou cuire peu au bain-marie ou à la vapeur douce

.

.

Kousmine et Seignalet ont tous deux leurs adorateurs et leurs détracteurs. Avant de se lancer dans tel ou tel régime, il est nécessaire de bien se renseigner sur ces méthodes en lisant leurs livres mais également les commentaires négatifs afin de bien peser le pour et le contre. N’hésitez pas également à consulter un naturopathe qui a étudié ces méthodes dans son cursus et saura vous aider à trouver le juste équilibre alimentaire pour vous.

.

++ Pour en savoir ++

La méthode Kousmine

Biblio : Kousmine Gourmande, Soyez bien dans votre assiette, La sclérose en plaques est guérissable, Sauvez votre corps…
http://www.kousmine.com/

La méthode Seignalet

http://www.seignalet.com/

* Un petit lien à ce sujet, pour remettre à leur place certaines publicités! http://www.lepointsurlatable.fr/

 

Ondes Vertes – 24-30 mai’08 mai 23, 2008

Classé dans : Informer/Partager — anoushkaa @ 8:30
Tags: , ,

Un peu de tout cette semaine pour découvrir des goûts nouveaux, des animaux, des initiatives privées et même une nouvelle série télé!

.

Samedi 24 mai

21.00 sur Arte (documentaire)

Tara : voyage au cœur de la machine climatique, d’Emmanuel Robin et Thierry Ragobert.

“La goélette polaire Tara entame un extraordinaire voyage à travers l’Océan Glacial Arctique. Depuis cette base avancée, les chercheurs du programme européen Damocles vont tenter de répondre à une question vitale pour l’avenir du climat de la planète : la banquise arctique peut-elle disparaître un jour ? quelles seraient les conséquences de la fonte des glaces dans cette région considérée comme le coeur de la machine climatique ?

Sonder l’océan jusqu’à 4 000 mètres de profondeur, analyser l’atmosphère, mesurer l’épaisseur de la banquise, les effets du rayonnement solaire…

L’Arctique doit être placé sous haute surveillance. Pour réussir leur mission, les hommes vont mener un combat incessant contre le froid extrême, le blizzard, les crêtes de compression, sous la menace des ours polaires… Tara, prisonnière de la banquise, dérivera pendant 18 mois à travers l’Arctique et frôlera le Pôle Nord géographique. Mais au-delà de l’exploit, la mission scientifique va mettre à jour une réalité troublante pour le climat de la planète.

++ Arte

.

20.45 France 4 (série)

Miss Green, nouvelle série humoristique avec une Zazon passionnée par la cause écologiste…. Aucune idée du résultat : amalgame de clichés ou série constructuive et drôle? Il faudrait le voir pour savoir : n’ayant pas accès à France 4 je ne pourrais pas vous en dire plus (si quelqu’un peut nous dire, ça nous intéresse !). Un petit extrait mis en ligne qui ne me convainc pas.

.

≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈

Mercredi 28 mai 2008

16.55 France 3 (magazine)

C’est pas sorcier. Cuisine de chefs : la science des saveurs

Une analyse du goût, des mécanismes chimiques du goût autour de la cuisine. Ca à l’air bien bon et intéressant.

.

19.00 Arte (documentaire)

Le Cap au naturel de Jochen Frank.

“Faire découvrir la nature aux enfants des townships, récolter des semences d’espèces végétales menacées ou remettre dans la nature des babouins égarés en ville, telles sont quelques-unes des actions menées par les associations de protection de la nature dans la région du Cap, en Afrique du Sud. La montagne de la Table, qui domine la ville, abrite en effet le plus grand nombre d’espèces au monde, tant pour la faune que pour la flore. Une biodiversité fragile, que de nombreux parcs naturels tentent de préserver”.

++ Arte

.

22.30 Canal + (documentaire)

Ma vie sans pétrole de John Webster

Une famille finlandaise décide de rompre avec les habitudes et de ne plus consommer de pétrole. Plus de voiture ou d’avion, mais aussi d’emballages en plastique. Pour maintenir son rythme de vie, la famille tente chaque fois de trouver un substitut au combustible”

L’expérience à peut-être l’air curieuse mais riche d’enseignements.

≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈

Jeudi 29 mai 2008

16.55 France 3 (magazine)

C’est pas sorcier. Les abeilles : qui miel me suive

.

20.15 Arte (documentaire)

360° – Géo : SOS Dauphins, d’Uli Pförtner

“Les dauphins du Pérou sont menacés. Selon le biologiste allemand Stefan Austermühle et son épouse péruvienne Nina Pardo, tous deux à la tête de l’organisation de protection Mundo Azul, au moins 20 000 d’entre eux seraient tués clandestinement chaque année. Leur chair est vendue sur les marchés à la fois pour la consommation humaine et pour servir d’appât. S’ils représentent une source de revenus importante pour les pêcheurs, Stefan et Nina veulent montrer que ces mammifères, théoriquement protégés, pourraient rapporter plus encore, si les pêcheurs emmenaient des touristes les observer dans leur milieu naturel. 360° – GÉO suit le couple dans sa campagne pour sauver les dauphins du Pérou, d’une razzia aux côtés de la police sur le marché aux poissons de Callao, près de Lima, à l’Amazonie, où l’un des projets de Mundo Azul commence à porter ses fruits”.

++ Arte

≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈

Vendredi 30 mai

20.55 France 3 (magazine)

Thalassa

Du langage des poissons clowns, à l’exil marin des hommes fleurs d’Indonésie au naufrage volontaire d’un couple sur une île bretonne…

Thalassa emmène toujours vers des découvertes plus riches et intéressantes que les chaînes concurrentes !

≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈

Côté radio

Samedi 24 mai

7.05 sur France Culture : Terre à Terre sur les AMAP

12.05 sur France Inter : “Ca ne se bouffe pas ça se mange!” sur les produits bio

14.05 sur France Inter : “CO2 mon amour” sur la journée de la nature en France

 

Emplois et formations dans le DD: ajoutés dans la barre, et toc! mai 22, 2008

Classé dans : Informer/Partager — Anne-Sophie @ 11:20
Tags: , , , , , ,

Juste un petit billet pour vous informer que dans la section “Infos Ecolos” a été ajouté une nouvelle sous-section: la section “formations et emplois” dans l’environnement et le développement durable. En effet, vous êtes nombreux à nous avoir demandé où trouver une formation dans le secteur et quels métiers il était possible d’envisager. Nous trouvions aussi que cela manquait et avions mis de côté plusieurs liens de côté. Voilà maintenant qui est fait et intégré!:-)

.

.

Naturellement, tout n’y est pas (encore!) et si vous avez une suggestion à ce sujet, n’hésitez pas à nous écrire ou à laisser un commentaire! Nous étudierons, as usual, les sites proposés!

A noter aussi: si vous n’avez plus l’âge pour changer de métier, ou que cela est trop délicat pour vous, mais que vous avez décidé de changer les choses à votre niveau, pas de regret!! A terme, toute la société et l’ensemble de ces composantes doivent évoluer: pour agir dans votre job, allez plutôt dans la section “Consom’action”, sous-section “au bureau-en entreprise” où vous trouverez plusieurs liens pour sensibiliser et adopter des comportements plus responsables au boulot! Motivez vos collègues et hop, c’est parti! Le boss vous dira merci pour tard!;-)

 

Découvrez Amersfoort et son quartier “solaire” mai 21, 2008

Classé dans : Créer/Bâtir, Réfléchir/Entreprendre — Grégoire - écolo-info @ 9:46
Tags: , , ,

Difficile, aux Pays Bas, de construire de nouvelles habitations sans augmenter son empreinte écologique. Avec déjà la plus forte densité d’habitants au km² en Europe, l’enjeu est souvent d’optimiser l’espace, de diminuer l’empreinte écologique tout en permettant à des particuliers de se loger !

Pour résoudre cette équation complexe, la ville d’Amersfoort a décidé, au milieu des années 90, de se lancer dans un programme ambitieux d’expérimentation de quartier « solaire ».

.

.

L’idée a été d’avoir un terrain d’expérimentation et d’essais pour pouvoir ensuite développer pleinement la filière de l’énergie solaire aux Pays Bas. Et c’est bien là que réside la force de ce projet (tout comme dans ceux qui sont menés depuis de nombreuses années dans les pays nordiques) : le risque pris par les pouvoirs publics afin d’avancer pour trouver de nouvelles solutions.

Les travaux dans le nouveau quartier de Nieuwland ont débuté en 1995 pour se terminer en 2002. Sur une surface de plus de 70 hectares, 5.000 habitations ont été construites, ainsi que des équipements collectifs (écoles et centres sportifs par exemple).

Afin de bien piloter ce projet et de ne pas s’écarter des objectifs initiaux fixés, les autorités locales ont eu recours à la méthode DCBA qui permet de suivre à tout moment le niveau d’exigence environnementale du projet, en sachant que le “D” est considéré comme la base et le “A” est synonyme d’excellence.

.

.

Cinq approches différentes de gestion de l’énergie solaire ont été testées à Amersfoort – Nieuwland :

  • 3 écoles primaires à faible consommation énergétique. En plus de matériaux isolants, l’une d’entre elle accueille 192 panneaux solaires ! Ce qui est également intéressant, c’est l’implication et la sensibilisation qui est faite auprès des enfants dans la mesure où des points infos retranscrivent quotidiennement les performances des panneaux
  • 1 projet photovoltaïque avec comme objectif, la production d’1MWp. Ce qui signifie que 500 habitations ont été équipées chacune de panneaux solaires sur une surface moyenne de 20m². (Au final, l’ensemble de la production est de 1,3 MWp!)
  • 50 logements sociaux ont été équipés de capteurs solaires et panneaux photovoltaiques
  • 19 habitations destinées à la vente équipées de panneaux solaires pour leur propre consommation
  • Et enfin, 2 bâtiments « à énergie équilibrée » faisant appel aussi bien aux énergies solaires qu’à des éléments présents dans les maisons passives (triple vitrage, par exemple)

Ce projet, mené à grande échelle, a permis de valider de nombreux aspects dans les constructions de nouveaux quartiers. Ainsi, la présence de panneaux solaires ne défigure pas l’ensemble. Ensuite, l’organisme social a appris à gérer des logements intégrant des panneaux solaires et enfin des nouvelles techniques ont pu être développées, afin de capter au mieux l’énergie solaire.

Contrat rempli, donc, pour ce quartier et on ne peut qu’inciter des municipalités ou promoteurs immobiliers, à se lancer dans des projets ayant une telle envergure car cela fait avancer à grand pas la technologie et la perception des énergies alternatives dans nos sociétés.

 

Appel aux âmes de constructions massives ! mai 20, 2008

Classé dans : Informer/Partager — Anne-Sophie @ 12:01
Tags: , , , ,

Ce soir sera diffusé sur Arte à 21h un documentaires sur les Guerres du Climat. L’occasion pour nous de s’attarder un peu sur cette problématique…

.

Dans les Enquêtes d’Hérodote, le chapitre IV relate les événements néfastes qui ont frappé Cyrène (ville située dans la Cyrénaïque, équivalent actuel de la Lybie) quelques siècles avant notre ère… Les Grecs s’étaient installés dans cette région et y avaient engagé pendant six siècles une exploitation inconsidérée de la plante des Dieux, le célèbre Silphium, recherchée pour ses vertus médicinales et gustatives. La disparition de la plante entraîna, paraît-il, la chute de l’économie et la disparition de cette civilisation. Des exemples comme celui-ci sont légions, à commencer par celui de l’île de Pâques (il s’agissait du bois)… Mais interprétés en langage d’aujourd’hui ces événements témoignent des conséquences catastrophiques d’une mauvaise gestion des ressources sur l’équilibre des états

Un tel constat est dressé par Lucien Chabanon, conseiller auprès de la direction de l’Iddri, et résume en peu de mots, les propos tenus en mars derniers lors de la conférence organisée au Sénat par Marie-Christine Blandin (sénatrice verte) et le WWF-France au sujet des liens entre guerre et environnement.

.

.

Selon Daniel Richard, président du WWF France, l’anthropocentrisme et l’attachement au pouvoir sont deux éléments culturels et psychologiques clefs pour comprendre la lenteur actuelle dans la mise en place de structures respectueuses de la nature et des hommes. Ne mâchant pas ses mots, il estime en effet qu’accorder une priorité aux intérêts individuels à court terme et s’attacher à des conceptions fragmentaires du monde vivant sont les dénominateurs communs d’une posture intellectuelle dangereuse pour la planète… entraînant des problèmes politiques, militaires et écologiques corrélatifs. “La grande complexité des écosystèmes nécessite de nouvelles valeurs” et aussi devons nous “aller vers une culture de partage plutôt qu’une cultures de frontières“…

Les frontières justement… qui sont-elles, entre les pays, si ce n’est un facteur de paix ou de conflit… et ce même en des temps globalisés ? Qui plus est, avez vous une idée des impacts environnementaux liés à un conflits ?

.

Silphium/SilphionSilphion

Pièce représentant le Silphium de Cyrénaïque (ou Silphion) Source.

.

Certains estiment que 4 grands processus d’impact environnementaux ont généralement lieu lors de conflits:

  • via les impacts directs liés à la conduite des hostilités,
  • via les impacts indirects liés aux stratégies de survie,
  • via les impacts relatifs aux situations de non-droit, ou
  • via les impacts produits par les flux de retours de déplacés et de réfugiés et des processus de reconstruction post-crise.

En ne prenant pas en compte de ces différents éléments, la continuation ou la reprise des conflits armés sont systématiques.

.

Carte conflits armés dans le Monde 2002

.

Alors certes, me direz vous, facile de se préoccuper d’environnement quand certains ne pensent qu’à une chose : sauver leur peau!

C’est vrai, il faut surtout comprendre que l’approche adoptée dans ce genre de recherches relève d’une conception holistique (globale) du vivant : les interdépendances de la nature ne sont là que pour nous rappeler que l’homme fait partie d’un ensemble complexe d’équilibres instables… instables notamment par la pression qu’il est capable d’exercer lui-même sur son propre environnement…

En Afghanistan par exemple, 23 années de conflit ont provoqué une perte de 95% des forêts à certains endroits, entraînant de fait une grave insécurité alimentaire pour les populations. Au Liban, la présence de bombes à sous munition n’ayant pas explosé ont contaminé les zones agricoles, devenues impropres à toute culture depuis… En tout, 17 conflits majeurs ont été causés ou maintenus par l’exploitation des ressources naturelles depuis 1990. Sauver sa peau rime donc souvent avec sauver son environnement aussi !

.

Diplomatie Environnement

.

De l’art de la Diplomatie environnementale…?

Que faire donc, dans ce telles circonstances, en plein conflit ? Une solution consiste à considérer la diplomatie environnementale : constatant le risque que fait courir une mauvaise gestion environnementale au maintien de la paix, les experts insistent sur l’opportunité que cette dernière peut représenter. Les ressources naturelles, à l’origine des rivalités, peuvent être utilisées comme des outils de dialogue, via des processus de partage d’information, des traités bilatéraux et des accords de coopération technique.

Qui plus est, il existe déjà plusieurs traités régulant le respect de l’environnement en temps de guerre, mais les Etats de non-droit créés par certaines situations conflictuelles et l’usage d’armes de destruction massive comme outils d’équilibre de la terreur sont telles que ces traités ne pèsent pas lourds sur le terrain… De maigres avancées permettent de garder espoir (cf. parmi d’autres la décision de 1997 concernant l’interdiction de produire et d’utiliser des mines antipersonnelles). Un jour peut être, la Cour pénale Internationale pourra punir les atteintes à l’environnement au même titre que les crimes de guerre !

.

…Ou du rôle des citoyens?

D’ici là, comme il est difficile de faire cohabiter les règles internationales de l”environnement (que ce soit du fait même de la nature de la guerre, de la pusillanimité collective des gouvernements, ou des faiblesses structurelles des instruments), le rôle de l’opinion publique et des acteurs économiques est déterminant. Comme le rappelle le chargé de plaidoyer et de l’action politique de l’ONG Handicap International, Jean-Marc Boivin, les campagnes de boycotts menées contre les groupes financiers investissant dans l’industrie des armes illégales se sont avérées efficaces. Alliés à une mobilisation citoyenne, la création de synergies et le décloisonnement des approches forment un vecteur d’action essentiel.

Qui plus est, dans les régions touchées par les conflits, les populations concernées témoignent d’une vive prise de consciences des enjeux environnementaux. Ainsi, d’après Pekka Haavisto, député finlandais ayant officiellement représenté l’Union Européenne au Soudan, il faut toujours considérer les effets directs et indirects des guerres sur l’environnement afin de bien saisir la gravité des enjeux. Les groupes de rebelles qu’il a rencontrés au Soudan évoquent la défense de leurs modes de vie traditionnels pour demander des systèmes de protection de leurs ressources en eau ou des actions de reboisement. L’équilibre de l’environnement est perçu comme une valeur essentielle, aussi bien pour le maintien des identités culturelles, que pour mettre en place des processus de paix effectifs.

.

Solidarité

Source

.

Au final, la sécurité environnementale est composée de multiples dimensions, notamment écologique, politique, économique, énergétique, militaire. Sa définition reste complexe du fait de l’interaction de ces différentes problématiques et de sa proximité avec des notions connexes, telle que la sécurité humaine (dont nous vous avons déjà parlé ici). Ainsi que le souligne le rapport du WWF, “ce travail doit être conduit par les Etats et les organisations internationales, mais la contribution de la société civile et de la communauté scientifique et universitaire est indispensable. Il est aussi essentiel d’identifier les enceintes compétentes sur cette question pour éviter que la complexité du sujet n’entraîne une multiplication des initiatives dans les organisations internationales sans vision ni cohérence d’ensemble“.

Naturellement, ces problématiques ne doivent pas nous plonger dans la sinistrose, et bien au contraire inciter à la réflexion sur la formidable opportunité que représente la sécurité environnementale en termes de coopération internationale. Pour Marie-Christine Blandin, il faudrait réinterpeller le gouvernement français sur la convention ENMOD et les bombes à sous munitions, et établir des tableaux comparatifs entre les budgets de l’environnement et les budgets militaires des pays. Pour Serge Orru, directeur du WWF France, il faut également en appeler aux “âmes de construction massives” et à “l’insurrection des consciences” pour empêcher aux “les grenailles de l’”environnement” de provoquer “le cimetière des éléments” et préserver la diversité culturelle, humaine et la biodiversité.

Alors… qu’est-ce qu’on attend!?;-)

.

++ Pour aller plus loin ++