Pour tous ceux que cela intéresse, voilà le baromètre des finances solidaires 2006 (pdf). On y apprend cette année que le secteur ne s’est jamais aussi bien porté, avec, en France, 272 000 épargnants et près de 1,3 milliard d’euros investis.
Cela dit, comme le précise le président de l’association Finansol, François de Witt, “si satisfaisant soit-il, ce résultat ne doit pas faire illusion: chaque année, les ménages mettent largement plus de 100 milliards d’euros de côté, le plus souvent par simple souci de précaution ou pour préparer leur retraite. Que 1% seulement de cette épargne prenne le chemin des livrets ou des fonds communs solidaires ou des fonds propres d’entreprises d’insertion ou de distribution de micro-crédit ne parait pas une ambition déraisonnable.”

Ce document édité depuis 2003 par l’association Finansol en partenariat avec la Caisse des Dépôts et le journal La Croix est très bien fait: vous y trouverez succinctement de quoi comprendre la démarche de cette forme particulière de finance, des exemples concrets de projets, mais aussi les chiffes essentiels pour l’an passé et les lieux où trouver des financements solidaires labellisés Finansol! Et on espère bien que le secteur va continuer sur sa lancée surtout!

















Les fonds de PEE (plan d’epargne entreprise) proposent désormais des offres axées sur le développement durable. On peut espérer que cela serve à mobiliser encore plus d’épargne.
Clairement, le principe d’investissement qui domine est d’abord celle du profit maximum. Mais la “croissance” de l’épargne solidaire que vous rappelez ici avec justesse est un formidable levier qu’il ne faut pas négliger.
En reprenant les termes de la finance, il faut compter sur “l’effet de levier”. Plus on investit et plus il y aura d’investissements.
A noter que le Codévi a été changé en Livret Développement durable… rappelant s’il en était besoin le rôle majeur de l’Etat dans la redirection de l’épargne vers plus de solidarité.
Je suis du même avis que vous. On oublie souvent que la finance peut aussi contribuer à l’émergence d’un développement plus durable si les fonds sont investis d’une manière responsable en tenant compte de critères sociaux et environnementaux ou si les investissements permettent de financer le développement de nouvelles activités (énergies renouvelables etc…).