C’est une déclaration de Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable, faite à un groupe de parlementaires de ma majorité lundi, et confirmée au journal Le Monde aujourd’hui.
Dans le cadre du “Grenelle de l’environnement”, le gouvernement préparerait donc un gel de la commercialisation des semences OGM, tout en autorisant la poursuite des recherches en laboratoire.
Selon Le Monde, « si cette position n’est pas encore officielle, elle enregistre les avancées réalisées dans le cadre du groupe OGM du Grenelle de l’environnement. Ce groupe, qui doit se réunir une nouvelle fois vendredi 21 septembre, est présidé par Jean-François Le Grand (sénateur UMP de la Manche). Il a déjà acté le principe d’une nouvelle loi sur les OGM, qui durcira les possibilités de cultures et encadrera beaucoup plus rigoureusement qu’aujourd’hui leur régime d’autorisation. »
Jean-François Le Grand explique avoir discuté avec Jean-Louis Borloo : « Il m’a dit clairement qu’il n’y aurait pas de moratoire, mais que toutes les autorisations sont actuellement gelées et que l’on prolongerait cette situation jusqu’au vote de la loi. »
Le gel serait assez simple a appliquer puisque le seul OGM cultivé en France est le maïs MON 810 – un maïs Bt. Or son autorisation doit justement être renouvelée dans les mois qui viennent, au niveau européen. D’autres sont en attente d’autorisation. Si la France refuse, on devrait éviter la culture de maïs OGM à grande échelle la saison prochaine.

















Bonjour, cette nouvelle (gouvernement préparerait donc un gel de la commercialisation des semences OGM, tout en autorisant la poursuite des recherches en laboratoire) confirme qu’à partir du moment où nous tenons nos objectifs d’informer et de responsabiliser, nous obtenons des résultats. Les Alliances… entre les ONG, les OG, les collectivités, les entreprises de toutes dimensions, les étudiants, les lycéens… lorsqu’elles œuvrent pour l’intérêt collectif montrent combien elles sont efficaces.
Informer sur la base d’arguments concrets, et de faits est une priorité car l’ensemble des populations du monde entier doivent agir pour la Nature, pour les Hommes et pour une économie saine et florissante tenant compte d’un élément essentiel : le coût global. Sans la prise de conscience que le prix de vente d’un produit vendu à bas prix, n’est pas révélateur du coût réel, le fameux coût global, il sera difficile de tenir le rang pour nombre de citoyens. Je souhaite dire par là qu’ils continueront majoritairement à acheter en tenant compte de leur porte monnaies mais sans tenir compte de leur vie.
Or, le porte-monnaie quelque soit sa forme, ne peut être sans celui qui le détient ! Autrement dit, que l’on soit riche ou pauvre, si la vie n’est plus, l’argent amassé ne servira à rien !
C’est pourquoi, je reviens systématiquement sur le double affichage “Prix de vente” et “Coût global estimatif”. C’est une proposition majeure susceptible d’aider tous les acteurs de l’économie à réagir positivement au nouveau paradigme économique.
Notre responsabilité est engagée tous les jours. Et quand bien même nous participons comme tant de milliers d’autres à agir pour un Développement Durable, Soutenable et Cohérent, nous ne devons pas oublier que nous sommes tous les jours confrontés à la réalité ! Tous les jours nous achetons des biens et des services mais acceptons-nous d’acheter ceux-ci en estimant le coût global ?
Ainsi de l’achat de chemises en coton biologique, en passant par l’achat de nourriture issue de l’agriculture saine et respectueuse de l’environnement, jusqu’à l’achat de voiture à air comprimé pour montrer que ces produits existent, nos achats nous permettent d’être en cohérence avec nos paroles et surtout permettent aux entrepreneurs de vivre et d’agir.
Pour ceux qui seraient tentés de prétexter que cette action n’est pas possible, je dirai qu’au minimum nous nous devons d’essayer.
Bon samedi. Hervé le Grand.